Contexte international : changements climatiques et gestion des catastrophes

Contexte géopolitique et juridique

Le sud-ouest de l’océan Indien fait partie des zones fortement exposées aux aléas naturels, qu’ils soient d’origine géologique (éruption volcanique, séisme, glissement de terrain, tsunami) ou climatique (cyclone et tempête tropicale, inondation, sècheresse, feu de forêt). Au cours des dix dernières années, plus de dix millions de personnes ont ainsi été affectées par des catastrophes naturelles dans cette zone.

Le dernier rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2018 a confirmé que la variabilité et la modification du climat sont des causes d’augmentation des catastrophes naturelles, mais aussi de maladies à transmission vectorielle – comme le paludisme, la dengue ou la fièvre jaune -, et des maladies diarrhéiques.

 

Depuis plusieurs années, la gestion des catastrophes et le changement climatique occupent une place de plus en plus importante dans les préoccupations citoyennes et dans l’agenda politique international. Cela se traduit par l’élaboration d’une série de cadres juridiques nationaux et internationaux :

  • Le Cadre de Sendai sur la gestion des risques de catastrophes (GRC) (mars 2015), qui renforce l’importance de la prévention et de la préparation aux risques de catastrophes ;
  • Les engagements pour le développement durable (sept
    . 2015) qui intègrent pour la première fois les facteurs de risques des États et des populations dans la formulation des objectifs du développement durable ;
  • L’Accord de Paris de la COP21 (déc. 2015) sur le changement climatique, qui rappelle l’effet des évolutions climatiques sur les risques de catastrophe ;
  • Le Sommet mondial de l’humanitaire (mai 2016), qui a réitéré les enjeux de la gestion intégrée des risques de catastrophes et du renforcement des capacités des acteurs nationaux ;
  • La Plateforme mondiale sur la réduction des risques de catastrophes (mai 2017), où les États et les organisations internationales ont reconnu la nécessité de renforcer la coopération internationale et régionale pour gérer les risques de catastrophes en accord avec les engagements du cadre de Sendaï ;
  • La Conférence de Katowice sur les changements climatiques (COP24) (déc. 2018), a visait à élaborer et adopter un ensemble de décisions garantissant la pleine application de l’Accord de Paris.

Au niveau régional, la Commission de l’Océan Indien a consolidé un plan d’action spécialement dédié au climat et à la réduction des risques de catastrophes dans la zone.

La stratégie internationale de la Croix-Rouge :

Pour aider au mieux les populations vulnérables à l’échelle internationale, la Croix-Rouge française a mis en place une stratégie définissant les priorités et les grands axes de l’action internationale de l’association d’ici fin 2020.

L’une des forces de la Croix-Rouge française réside dans sa capacité à agir à divers stades : urgence, relèvement, et développement. La santé, comprise dans sa définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)[1], est définie comme  domaine d’intervention prioritaire.

Les trois axes stratégiques définis par la Croix-Rouge, pour la période 2017-2020 sont donc :

Urgence :

La Croix-Rouge française intervient dans trois types de situations humanitaires d’urgence :

  • Les catastrophes naturelles et d’origine humaine
  • Les épidémies
  • Les crises humanitaires liées à l’augmentation des déplacements forcés.

Résilience :

La Croix-Rouge Française veille à renforcer la résilience des populations vulnérables en assurant à la fois :

  • L’accès aux services
  • L’insertion effective des personnes
  • La cohésion sociale et la prévention des tensions entre groupes

Mouvement :

La Croix-Rouge française renforce son engagement et sa volonté d’être reconnue comme une Société nationale résolument intégrée au sein du mouvement Croix-Rouge et Croissant-Rouge.

 

Dans le cadre de cette stratégie, la Croix-Rouge Française est guidée par deux principes directeurs :

  • La concentration géographique des efforts sur quatre zones prioritaires afin d’éviter la dispersion et l’éparpillement. Les zones concernées sont l’Afrique centrale francophone, le Moyen-Orient, les caraïbes, et sud de l’océan Indien
  • La primauté donnée à la qualité de la conception et la mise en œuvre des opérations, la gestion des ressources humaines, matérielles et financières, ainsi que l’évaluation de ses actions humanitaires.

Afin de mettre en œuvre cette stratégie, la Croix-Rouge française veille, dans ses actions, à renforcer les synergies en interne, mais aussi à consolider et développer des partenariats.

 

 

[1] « la Santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’informité.

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